PIRATES,
FLIBUSTIERS,
CORSAIRES,
BOUCANIERS.

 

Le mot « pirate » provient à la fois du terme grec πειρατς (peiratês) signifiant « s'efforcer de », « essayer de », « tenter sa chance à l'aventure » , et du latin pirata : celui qui tente la fortune, « qui est entreprenant ».





Pirates : La piraterie désigne une forme de banditisme pratiquée sur mer par des marins appelés pirates. Cependant, les pirates ne se limitent pas seulement aux pillages de navire, et attaquent parfois de petites villes côtières.
 

Les pirates se distinguent des corsaires qui sont des civils faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante.




Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas.


 

Boucaniers : les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient parfois appelés abusivement boucaniers. À l'origine soit aventuriers, soit déserteurs des différentes nations européennes, les boucaniers vivaient sans chef, et s'occupaient surtout du ravitaillement en viande fumée (« boucanées », d'où leur nom) des équipages de passage quels qu'ils soient. Ils élevaient des bœufs et chassaient les petits cochons sauvages. Ils se trouvaient au nord-ouest de Saint-Domingue et dans la baie de Campeche, mais ils avaient souvent leurs comptoirs à la Tortue.



 


Flibustiers : le mot « flibustier » est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement »). Certaines sources citent comme origine le mot flibot (sorte de petit bateau), d’autres préfèrent free booter (libre pillard). Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie. L’île de La Désirade était leur repaire.






 



La piraterie connut plusieurs périodes fastes, à la fin du Ier siècle av. J.-C. en Méditerranée, et au XVIIIe siècle dans les Antilles et l’Océan Indien puis peu à peu disparut de ces régions, du fait du quadrillage des marines d'État.




Le duel entre Barbe Noire et le lieutenant Maynard*
de
Jean Leon Gerome Ferris.


Ces marines nationales ont été étendues, leur nouvelle mission : la lutte contre la piraterie. Un nouveau gouverneur des Bahamas plus ferme que les précédents, Woodes Rogers, éradique la piraterie dans les Caraïbes grâce à l’utilisation combinée de pardons royaux et de forces militaires, ce qui entraîne le déplacement de la piraterie dans l'océan Indien.



Governor Woodes Rogers, 1679 - 1732


Chassés des Caraïbes, les Frères de la Côte viennent donc, chercher de nouvelles bases dans l'océan Indien.

Dans la région, cependant, il y a beaucoup moins d'îles, et les échanges commerciaux sont moins concentrés sur une seule route, passant tantôt par le canal du Mozambique et tantôt le long de la côte orientale de Madagascar. Dès lors, d'après l'écrivain Daniel Defoe, qui fait autorité en matière de piraterie à l'époque, les pirates auraient établi une République sur la Grande île et lui auraient donné le nom de Libertalia.




Le dodo s'est éteint moins d'un siècle après sa découverte, à la fin du XVIIe siècle avec l'arrivée des Européens à l'île Maurice.

 
  



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