L'Informatique
Le mot « informatique » est un néologisme créé par contraction des mots « information » et « automatique ». L’origine de ce mot est...  française.

En effet, on attribue la paternité du mot « informatique » à Philippe DREYFUS, ancien directeur du Centre National de Calcul Électronique de Bull dans les années 50, qui, en 1962, a utilisé pour la première fois ce terme pour la désignation de l'entreprise « Société d'Informatique Appliquée » (SIA). Bull est une société française crée en 1931 et est le seul concepteur et constructeur informatique européen qui a connu ses heures de gloire dans les années 70.


Un peu d'histoire 

Le 15 novembre 1971, Intel dévoile le premier microprocesseur commercial, le 4004. Il a été développé pour Busicom, un constructeur japonais. Un microprocesseur regroupe la plupart des composants de calcul (horloge et mémoire mises à part pour des raisons techniques) sur un seul circuit. Le 4004 ne réalisait que 60 000 opérations par seconde, mais la puissance de ses successeurs répondit à la loi de Moore.


Un microprocesseur
4004


En septembre 1945, Presper Eckert et John William Mauchly achevèrent l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer), gros calculateur entièrement électronique. Il avait été commandé en 1943 par l’armée américaine afin d’effectuer les calculs de balistique. L’ENIAC utilisait des tubes à vide (au nombre de 17 468) et faisait ses calculs en système décimal. Malgré la véhémence de ses détracteurs qui auguraient de sa fragilité (celles des tubes à vide), il était très fiable pour l’époque et pouvait calculer plusieurs heures entre deux pannes.



La machine est également célèbre pour ses dimensions physiques imposantes : elle pesait plus de 30 tonnes, occupait 167 m2 et consommait une puissance de 160 kW. Elle tournait à 100 kHz, était composée de 20 calculateurs fonctionnant en parallèle et pouvait effectuer 100 000 additions ou 357 multiplications par seconde.




En 1956, IBM sortit le premier système à base de disque dur, le Ramac 305 (Random Access Method of Accounting and Control). L'IBM 350 utilisait 50 disques de 24 pouces en métal, avec 100 pistes par face.


RAMAC 305 à l'arsenal de Red River de l'U.S. Army.  Au premier plan : deux lecteurs de 350 disques ; au fond : console 380 et unité de calcul 305. Il pouvait enregistrer cinq mégaoctets de données et coûtait 10 000 $ par mégaoctet.



En 1977, sort l’Apple II. Malgré son prix élevé (environ 1 000 $), il prend rapidement l’avantage sur les deux autres machines lancées la même année, le TRS-80 et le Commodore PET, pour devenir le symbole du phénomène de l’ordinateur personnel. D’une très grande qualité, l’Apple II a de gros avantages techniques sur ses concurrents : il dispose d'une architecture ouverte, d'un lecteur de disquettes, et utilise des graphismes en couleur. Grâce à l’Apple II, Apple domine l’industrie de l’ordinateur personnel entre 1977 et 1983. Plus de deux millions d’Apple II sont vendus.



 

L’ordinateur le plus vendu de tous les temps est sans doute le Commodore 64, dévoilé par Commodore International en septembre 1982. Il utilise un processeur MOS Technology 6510 à 1 MHz et coûte 595 $. Il avait un écran 16 couleurs et possédait une carte son. Entre 17 et 25 millions d’unités sont vendues jusqu’en 1993.

Après le 64, Commodore sortit l’Amiga. Ses possibilités en matière de graphisme et la rapidité de son processeur permettaient de programmer des jeux, en particulier en utilisant le langage Amos.



Le , Apple lance le Macintosh, le premier micro-ordinateur à succès utilisant une souris et une interface graphique. Il reprenait plusieurs caractéristiques du Lisa, comme le processeur Motorola 68000, mais pour un prix bien plus abordable : 2 500 $, grâce à l’abandon de quelques fonctionnalités du Lisa comme le multitâche. Il était fourni avec plusieurs applications utilisant la souris, comme MacPaint et MacWrite.

Fin 1992, l'ouverture de l'Internet au commerce, puis par l'expansion de la Toile. La convergence de l'informatique, de l'Internet, et des télécommunications a été décrite par une nouvelle expression, les « technologies de l'information et de la communication » (TIC), que la DGLFLF préfère appeler techniques de l'information et de la communication, afin d'éviter l'usage abusif du mot technologie. Leur expansion a entraîné une énorme bulle spéculative sur les sociétés d'informatique.

Avec Internet s'ouvre surtout un nouveau chapitre, non seulement de l'histoire de l'informatique, mais aussi de l'économie mondiale : digitalisation des biens et des services, délocalisation, dématérialisation, "uberisation", ces termes expriment à la fois des bouleversement de l'économie et des inquiétudes socio-politiques.





Avec les progrès de la miniaturisation, le premier « smartphone », l'IBM Simon, fut conçu en 1992 puis commercialisé en août 1994. Ensuite se sont développés les PDA (Personal Digital Assistants), comme le Psion ou le Palm Pilot et surtout le Blackberry, qui combinaient les fonctions d'agenda électronique, de bloc-note, de téléphone et de terminal Internet Le terme PDA a été ensuite remplacé par smartphone.





 



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