LE SOUS-SOL FRANçAIS

 


Le sous-sol français recèle peu de matières premières minérales (minerai de fer, potasse, bauxite, nickel) et d’énergies fossiles (charbon, hydrocarbures, uranium) à usage industriel.
 


Carrière de minerai de fer - Mayenne


Le charbon a longtemps constitué la principale ressource minérale française, mais l’exploitation en est condamnée à terme. Les réserves de charbon sont estimées entre 500 et 600 millions de T, mais la rentabilité est remise en cause par la qualité médiocre et par des conditions difficiles d’exploitation (mines souterraines profondes). Le bassin houiller du Nord, longtemps le plus important gisement en France, a cessé toute activité en 1991.



Puissante haveuse (charbon) dans le puits de la Houve à Creutzwald en Moselle.


Les principaux gisements en activité sont aujourd’hui les bassins houillers de Lorraine (Forbach) et de Provence (gisement de lignite de Gardanne).

 


 

De l’or, du cobalt, la France en est riche aussi. Actuellement, les extractions concernent essentiellement la Guyane pour ses mines d’or, dont la production légale dépasse la tonne chaque année (or l’orpaillage illégal).



Chercheurs d'or illégaux en Guyane


Et la Nouvelle-Calédonie pour ses mines de nickel. L’archipel détient environ 25 % des ressources mondiales de nickel. Il possède également des mines de cobalt et de chrome. Sa production, victime de la concurrence internationale, tend à diminuer. La France possède encore d’importants gisements sous-marins de nodules polymétalliques, dans l’océan Pacifique, mais leur extraction et leur exploitation industrielle en sont encore à l’état expérimental.


Aussi appelés "nodules de manganèse", concrétions rocheuses reposant sur le lit océanique


Il existe également des réserves d’or en Anjou, du cuivre en Mayenne ou dans la Sarthe, où des permis d’exploration ont été accordés à des entreprises minières.


Mine à ciel ouvert d'uranium - Limousin


La France possède des réserves d’hydrocarbures très limitées. Une prospection active a été menée sur le territoire français et dans les mers bordières, mais les résultats sont restés décevants. Le gisement de gaz naturel de Lacq est menacé d’épuisement. L’uranium (Limousin) est à l'arrêt depuis 1994. Les réserves étaient estimées à 70 000 T (environ 3 % des réserves mondiales).



Nickel
 

 



 

 


L
'EAU d'la France




 

Il a été répertorié en France 200 aquifères régionaux qui renferment 2 000 milliards de m3 d'eau dont environ 70 milliards s'écoulent annuellement vers les sources et les cours d'eau.
 


Le cours d’eau Les Evoissons est un affluent de la Somme
 

Les eaux souterraines n'existent qu'à travers les vides des roches : petits espaces entre grains, porosité de la matière, fissures. C'est en saturant ces vides qui communiquent entre eux qu'elle constitue des nappes et peut s'écouler lentement. Les volumes peuvent être énormes : si traditionnellement on parle de flux pour l'eau des rivières, on parle de stock pour les nappes dont le renouvellement est lent et partiel : 5% par an en moyenne (1).

 


Le Gouffre de Padirac.  103 m de profondeur



Actuellement env. 7 milliards de m3/an sont puisés dans les nappes d'eau souterraine avec la répartition suivante

- 59% pour les besoins domestiques,
- 18% pour les besoins agricoles,
- 23% pour les besoins industriels, (non compris les centrales nucléaires)

 

 



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