LES CODES SECRETS

 
 

Les codes secrets...  remontent aux environs de 500 ans avant J-C. Le roi de Sparte (Démarate) banni  de sa cité se refugie chez les Perses, ennemis des Grecs, mais un jour, les Perses décident d'attaquer Sparte. Fidèle à son pays, Demarate décide d'envoyer aux Grecs un message sous la forme d'une tablette de bois gravée qu'il recouvre de cire et sur laquelle il les prévient du danger.
 


Une tablette de cire

 

De ce fait, Demarate est considéré comme le père de la  stéganographie. Comment les codes secrets ont façonné l'Histoire  ici suivez ce lien.
 

 


 

  

En Chine, on faisait avaler au messager un bout de soie où étaient écrits les messages, qu'il restituait ensuite par les voies naturelles.

 

 

On peut citer le siège de la Rochelle, où Antoine Rossignol (1600 - 1682) décrypte les messages que les Huguenots assiégés tentent de faire sortir. Richelieu y apprend ainsi que les Huguenots sont affamés et attendent la flotte anglaise. Celle-ci trouvera à son arrivée la flotte française, prête au combat, ainsi qu'une digue bloquant l'accès au port.


 

Les codes secrets furent très utilisés pendant les guerres : S'il est un domaine où les codes secrets se révèlent utiles, c'est bien dans le domaine militaire.

Pour donner idée, les Français ont intercepté plus de 100 millions de mots pendant la Ière Guerre mondiale. Les comprendre constituait un sérieux avantage sur l'ennemi.

Pendant la guerre de 1914/1918, les Allemands utilisent le code ADFGVX. Celui-ci est cassé le 2/06/1918 par un Français après un travail acharné. Le cryptologue parvient alors à déchiffrer les messages allemands.

Le maréchal Foch, immédiatement averti des intentions de l'ennemi, fait masser les troupes au  nord de Compiègne. L'assaut allemand a lieu le 9/06/1918. Il est stoppé net. La dynamique de la victoire s'enclenche
.

 

 

Sur la machine à codes automatiques, lors de la 2ème guerre mondiale, l'encodage ou le chiffrage s'automatise
 


La machine Enigma allemande

 

Cet appareil, qui ressemble à une grosse machine à écrire dans un étui en bois, comporte trois rotors dotés chacun de 26 circuits électriques, un pour chaque lettre de l'alphabet. A chaque pression sur une touche, un courant électrique parcourt les trois rotors et vient allumer une petite ampoule sur le dessus de la machine qui illumine une lettre, la « transcription » de celle qui vient d'être tapée. Au fil de la saisie du texte, les rotors pivotent à un rythme préétabli, de sorte qu'une même lettre tapée au début et à la fin d'un message ne sera pas traduite de la même manière.

Mort en 1929, Arthur Scherbius est l'inventeur de cette fameuse machine.

Le briseur de chiffres (un mathematicien Anglais, Alan Turing) a sans doute fait changer le cours de la guerre grâce aux  premières machines mécaniques du déchiffrement... ancêtres de nos ordinateurs !
 

Réplique de la machine inventée par Alan Turing
au musée de l'informatique de Bletchley Park.
 
 
Le film « The Imitation Game » retrace les années qu'y a passées le mathématicien, spécialiste du décryptage des communications allemandes dans la manoir de Bletchley Park.
 

Aujourd'hui, l'informatique permet de façon simple et efficace de dissimuler une image ou un son dans un autre.
 





 




Créé avec Créer un site
Créer un site gratuitement