LA FORMATION D'UN MICROCONTINENT

 
Les points chauds qui percent la croute terrestre sont responsables d'épanchements de magmas en très grandes quantités et créent d'immenses plateaux océaniques.

 

Topographie du plateau des Kerguelen - la zone rouge au sud du plateau est le continent Antarctique. Le plateau s'étend sur plus de 2 200 km dans ladirection Nord Ouest/Sud-Est.

 
Le plateau des Kerguelen est apparu il y a environ 110 millions d'années suite à une série d'importantes expulsions de flots de basalte.  Le plateau s'est trouvé au-dessus du niveau de la mer par trois fois entre 100 millions et 20 millions d'années, constituant de la sorte un microcontinent. Ce microcontinent possédait probablement une flore et une faune de type tropicale il y a 50 millions d'années. Le microcontinent se trouva définitivement englouti sous les eaux il y a environ 20 millions d'années et se trouve aujourd'hui à deux mille mètres sous le niveau de la mer. Il est constitué de roches sédimentaires similaires à celles que l'on trouve en Australie et en Inde, ce qui suggère qu'ils furent un jour connectés. Une petite portion du plateau se trouve au-dessus du niveau de la mer, constituant les îles Kerguelen, l'île Heard et les îles McDonald. Un volcanisme intermittent subsiste sur l'île Heard et les îles McDonald. Ce plateau est située à 3 000 km au sud-ouest de l'Australie et mesure près de trois fois la taille du Japon.




 

 
 

DANS LA TERRE
 
Il y a 40 ans, en URSS, dans la péninsule de Kola, naît le projet du trou le plus profond au monde, le Kola Super Deep BoreHole. L'objectif est de descendre à 15 km sous nos pieds pour découvrir de quoi est constituée la couche séparant le manteau supérieur de la croûte terrestre. Le projet doit avorter à 12,262 km, en 1989 : les températures sont trop élevées pour poursuivre le forage. Alors que la température devait être de l'ordre de 100 °C d'après les estimations, elle atteint plus de 180° C.  La couche en question n'est plus vraiment solide, mais présente déjà des propriétés plastiques.
 
 
 
 
Un groupe allemand tentera de réitérer l'expérience à Windischeschenbach, dans le Haut-Palatinat : elle parviendra à 9,1 km en 1994. Aujourd'hui, d'autres essais sont prévus au niveau du fond des océans où la croûte terrestre est plus fine. L'expédition japonaise Chikyu espère atteindre 7 km sous la croûte océanique d'ici fin 2007 et peut-être plus tard, descendre jusqu'au manteau.  On devrait le trouver sous 8 km de roches solides sous les océans et sous 45 kilomètres d'épaisseur sous les continents. Atteindre ce manteau, c'est le graal des géophysiciens.
 
Le Trépan
 
Le voyage en profondeur implique de traverser une forte densité de matière. L'énergie requise pour parcourir un kilomètre vers le bas, en faisant fondre les roches sur le passage, est un milliard de fois plus importante que celle nécessaire pour s'élever vers le haut de la même distance ! Eh oui, il est plus facile d'aller dans l'espace que sous Terre.
 
Une grande densité est indispensable pour s'enfoncer sous l'effet de la gravité car il faut contrer la poussée d'Archimède exercée par la matière environnante. Dans ce cas, pas besoin de propulsion pour la descente. Il faut aussi résister à d'énormes contraintes : près du centre de la Terre, la pression est plusieurs milliers de fois supérieures à celle qui règne au fond des fosses océaniques et des millions de fois supérieures à la pression atmosphérique. Sans parler des températures : plus on descend, et plus il fait chaud. Il fait déjà 300 °C à 15 km de profondeur. Plus bas, beaucoup plus bas, il règne presque la même température qu'à la surface du Soleil !


 



LA FORMATION D'UNE MER


 

 
 

La mer Méditerranée est en partie le vestige d'un ancien domaine océanique que l'on nomme aujourd'hui la Thétys, qui était plus vaste que la mer Méditerranée actuelle. À partir du Crétacé, la Téthys s'est « refermée » progressivement par subduction, avec le rapprochement des continents africain et eurasiatique. Ceci entraîne la formation de chaînes de montagne, comme les Pyrénées, ou les Alpes. Entre 5,6 et 5,3 millions d’années avant notre ère, la mer Méditerranée va connaître deux cataclysmes sans précédent dans l’histoire de la planète. D’abord, une période d’assèchement extrême qui va s’étaler sur environ 300 000 ans.

 

Puis une arrivée d’eau colossale qui va réinonder tout le bassin méditerranéen. La différence de niveau entre l'Atlantique et la Méditerranée va causer la rupture de la digue naturelle de roche qui bloquait le détroit. Une énorme cascade au débit gigantesque mettra une centaine d'année pour remplir à nouveau le bassin et lui donner son aspect acturel, selon d'autres scientifiques, ce fleuve d'eau salée au débit 1000 fois supérieur à celui de l'Amazone aurait rempli la mer Méditerranée en moins de deux ans.
 


 

Le débit est tel – 100 millions de mètres cubes d'eau par seconde – que le niveau de la nouvelle Mer s'élève de 10 mètres par jour et qu'en moins de deux ans, elle retrouve son niveau antérieur. Après 300 000 années d'une sécheresse extrême, la Méditteranée vit ainsi un second cataclysme fulgurant. « Dans l'histoire de la planète, la Méditerranée est la seule à avoir connu un assèchement aussi brutal et une réinondation aussi rapide », confirme Christian Gorini. Un événement unique qui n'est pas sans évoquer quelques-uns des grands mythes de l'humanité, de l'arche de Noé à l'engloutissement de l'Atlantide.

Les fonds marins de la mer Méditerranée se modifient encore aujourd'hui car les plaques africaines et eurasiennes sont en contact et devrait provoquer, dans quelques millions d'années, une nouvelle fermeture du bassin. Les mouvements des plaques provoquent également des séismes en et entretiennent une activité volcanique en Italie avec l'Etna, le Vésuve et le Stromboli. Car, par le jeu de la dérive des continents et l'obturation du détroit de Gibraltar, dans 10 ou 20 millions d'années, la mer Méditerranée s'asséchera, cette fois définitivement.

Le littoral se déroule sur 46 000 kilomètres. La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale.

 

 

 

VOiCI QUELqUES CHIffrES ESseNTIELs

 

Profondeur moyenne : 1 500 mètres.
Certains de ses abysses rivalisent avec ceux des océans, comme sous les
ondes tyrrhéniennes (3 731 mètres) et sous la nappe ionienne
(5 121 mètres).

Superficie : 2,5 millions de km2 (1% de l'océan mondial) soit 5 fois la France.
Volume : 3,7 millions de km3, soit un cube de 1 900 km de côté
Renouvellement de l'eau : environ 90 ans
Apport de la pêche : approximativement 2% de la pêche mondiale
Salinité moyenne : aux alentours de 3,8%
Fleuves qui s'y jettent : 69

Fleuves les plus importants : , Rhône, Nil, Èbre, Moulouya.

La Méditerranée connaît de faibles marées, de l’ordre moyen de 60 cm, à partir du zéro fondamental fixé par le marégraphe de Marseille.

 
 


 
 



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