Lyon possède un réseau de souterrains dont les caractéristiques sont uniques au monde, les « Arêtes De Poissons », appelées aussi les « ADP ».



Leur nom vient de leur architecture étonnante, une galerie principale de 156 mètres de long débutant sur le plateau de la Croix-Rousse et se terminant au bord du Rhône, et 32 galeries réparties de part et d’autre de ce tunnel de façon symétrique. Ce schéma rappelle un squelette de poisson.

 

Plan du réseau des Arêtes de poisson

Sa structure démontre clairement qu’il a été pensé sur plan avant d’être creusé, ce qui est loin d’être le cas pour la majorité des souterrains.

 

Deux hypothèses sur l'utilité de ce réseau souterrain existent ; selon la première, les arêtes permettaient l’accès à la citadelle royale aujourd'hui disparue du XVIe siècle. La seconde un entrepôt des trésors des Templiers.

D'après différentes rumeurs qui persistent, le réseau pourrait être ouvert au public dans un avenir proche, et lui offrir peut-être enfin la préservation qu'il mérite.



En attendant, les différentes ouvertures clandestines ne font qu'amener la présence des tagueurs, à l'affût de ces dernières. Le plus paradoxal étant que ces ouvertures sont souvent réalisées par des amoureux du patrimoine ; patrimoine qu'ils ouvrent aux vandales à chaque fois.
 

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Depuis l'éboulement mortel de Fourvière au cours du vingtième siècle, un service spécialisé est chargé par le Grand Lyon d'assurer la sécurité et la cartographie des galeries souterraines de Lyon.



 

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L'histoire de l'espion, du plan et de Turin

C'est finalement un plan d'espion découvert dans les archives de la ville de Turin qui permet d'élaborer l'hypothèse la plus convaincante. Ce plan donne le tracé d'une citadelle construite en 1564 par le roi Charles IX (fils de Catherine de Médicis) qui venait de pacifier Lyon mais qui sans doute se méfiait des lyonnais. Le tracé de la citadelle, tel que décrit par cet espion recouvre parfaitement (en surface) les galeries mises à jour. Les archives de la ville de Lyon permettent d'établir avec précision que la citadelle a été détruite en 1585. Les habitants ont alors eu l'autorisation de la démonter "à leur frais et de telle manière qu'il n'en reste aucune pierre l'une sur l'autre" indique l'adjoint à l'urbanisme G. Buna.

 



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