CHRONOLOGIE de la BD

Certains ont fait remonter les origines de la bande dessinée à Lascaux, aux fresques égyptiennes ou à la tapisserie de Bayeux.






 

      Apparue en Suisse  au début des années 1830 avec la parution des premiers albums de Rodolphe Töpffer, la BD se diffuse au cours du XIXe siècle dans le monde entier via les revues et journaux satiriques.

      Dominant de plus en plus la presse enfantine mondiale, via des périodiques spécialisés à partir des années 1930, la bande dessinée touche également les adolescents et certains adultes, dans le cadre du comic book et de strips de qualités aux USA, des « petit format » en Europe.


      À partir des années 1950, elle connaît un troisième foyer de développement majeur lorsque le Japon se met à en créer massivement sous l'influence d'Osamu Tezuka.


 
     Dans les années 1960, la bande dessinée commence à chercher à se légitimer en quittant les champs de l'enfance et du genre.

      
Dans les années 1970, les expérimentations se poursuivent derrière Moebius
, tandis que le revendication de la paternité littéraire, de plus en plus patente, explose à la fin de la décennie avec le succès du terme « roman graphique » de Wil Eisner ou le concept des « romans en bande dessinée » lancé pour promouvoir Corto Maltese d'Hugo Pratt.

       Si les séries classiques de divertissement dominent toujours les marchés à la fin des années 2000, la bande dessinée a exploré depuis les années 1980 tous les champs abordés par les autres arts narratifs, et s'est vue de plus en plus légitimée, malgré les récriminations récurrentes de ses acteurs sur la lenteur de cette reconnaissance.
 


 



 
ANATOMIE
 
* Les récitatifs sont des panneaux généralement situés au bord des vignettes et servant aux commentaires en « voix off  », notamment pour donner des indications de temps et de lieu ou pour fournir des informations permettant une meilleure compréhension de l'action. Le style ligne claire a beaucoup utilisé le récitatif comme Edgar P. Jacobs, l'auteur de Blake et Mortimer. Les « histoires en images » sont caractérisées par l'usage exclusif du récitatif.
 



 
 
    * Les bulles, appelées à l'origine phylactères (terme — moins utilisé aujourd'hui que bulle dans la BD — qui désignait les banderoles supportant les textes dans les enluminures du Moyen Âge) ou en anglais balloon (ballon, plus rare en français que bulle). Généralement rondes ou elliptiques (plutôt rectangulaires dans le style ligne claire), elles contiennent les dialogues des personnages auxquels elles sont rattachées. Pour les pensées ou les rêves, elles ont souvent une forme de nuage.
 


 
    * Les onomatopées sont des mots ou des icones suggérant un bruit, une action, une pensée par imitation phonétique, graphique ou iconique. Les mangas utilisent des onomatopées pour suggérer des sentiments.
 

 
 
    * La case est une image ou une vignette contenant un dessin et généralement encadrée. À noter qu'une bande dessinée ne comporte pas nécessairement de case, dans ce cas la case se confond avec la planche.
 


 
 
    * La bande (de l'anglais : strip) ou bandeau est une suite de cases, disposées sur une ligne.

 


 
    * La planche est une superposition de bandes, à noter qu’une planche n’est pas obligatoirement constituée de bandes et même quelque fois de cases. À l’origine le mot planche était réservé au document original dessiné par l’auteur. Celui-ci numérote souvent sa planche discrètement dans un coin de celle-ci.
 
 


 
 
   * La numérotation des planches n'est pas nécessairement, pour ne pas dire jamais, identique à la numérotation des pages de l'album dans lequel elles paraissent.



 
MODES DE DISTRIBUTION
 
 
    * en album
 


C'est un recueil de planches qui racontent une aventure. Elles peuvent appartenir à une même série, à un même auteur, ou à un même thème (albums collectifs).


 
 
  * en série
 


C'est un ensemble d'albums reliés par un thème ou un personnage, organisé de façon chronologique quand l'histoire court tout le long de la série.
 


À l’âge d’or des illustrés, les aventures des héros de bandes dessinées étaient publiées sous forme de feuilletons appelés «histoires à suivre» puis éditées en albums.
 



 
Depuis la quasi-disparition des magazines de bandes dessinées les histoires sont quelque fois prépubliées dans toutes sortes de médias, magazines, fanzines, hebdomadaires, quotidiens, etc. avant d’être éditées en albums.
 

 
Le reste du temps, les histoires sont directement éditées en albums, cette pratique a tendance à se généraliser.
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